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L’autoconstruction collective : des Castors à l’habitat participatif

Parmi les leviers pour baisser les coûts de construction, l’autoconstruction figure parmi les solutions les plus souvent utilisées par les groupes d’habitats participatifs. Certains autoconstruisent entièrement ou presque leur habitat, d’autres se limitent au second œuvre, voire aux finitions, et rares sont les groupes qui ne participent pas à la construction physique de leur habitat. Cette économie peut être substantielle, de l’ordre de 20% s’il s’agit des gros travaux, selon l’Agence Départementale d’Information sur le Logement 26 (Adil). Elle peut permettre de boucler des budgets en manque de trésorerie, de financer des locaux communs, d’améliorer la qualité écologique du bâti, ou d’accueillir des habitants moins argentés. Elle est aussi l’occasion pour les habitants de gagner en compétence technique, ce qui pourra être utile par la suite pour l’entretien du bâti, et de s’approprier leur habitat dès la phase de construction. Spécificité de l’habitat participatif, cette appropriation se fait collective : l’autoconstruction est ainsi le moyen de former le collectif d’habitants, dans le concret.

Mais cette économie a un coût, qu’il s’agit d’inclure dans la colonne du passif. Elle demande de l’engagement, de l’investissement en temps et en énergie : au-delà même des temps de repos et de vacances, certains mettent en pause leur carrière professionnelle. Elle est génératrice de fatigue, de stress, de tensions. Elle complique voire empêche l’accès à certains emprunts bancaires, à des assurances, des garanties, des labellisations, des subventions. Enfin, faute de compétences et de professionnalisme parmi les volontaires, la qualité des résultats techniques peuvent s’en ressentir. Et puis les bénévoles n’ont pas forcément l’efficacité des professionnels, ni même leurs remises aux achats de matériaux. Faut-il dès lors penser, comme l’affirment plusieurs observateurs, qu’il n’est pas évident que l’autoconstruction soit réellement rentable, au moins au point de vue strictement économique ? Quelle est la balance financière de l’autoconstruction dans l’habitat participatif ?

Ce 6ème temps issu du programme E²=HP² vise à mettre en lumière le financement et la gestion à travers le temps des habitats participatifs.

Lieu : MPT de Landerneau
Place François Mitterand – 29800 Landerneau


Pour plus de précisions, contacter l’ADESS Pays de Brest, 02.98.42.42.76 ou contact@adesspaysdebrest.infini.fr

Voir en ligne : http://www.eco-sol-brest.net/L-auto...

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