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Openflexo

Projet de développement de logiciels libres

À propos du projet

Openflexo est une coopérative de transfert technologique, rassemblant des contributeurs issus de divers horizons (experts, chercheurs, universitaires, industriels, PME, consultants,…) autour d’un projet de développement de logiciels libres.

Sa vocation est de produire de l’innovation au sein d’une communauté ouverte, en accord avec les valeurs de l’Économie Sociale et Solidaire.

Sa principale mission est d’accompagner l’émergence et la maturation de nouvelles techniques de modélisation et de traitement de l’information, ainsi que d’en assurer l’industrialisation et la diffusion.

En quoi ce projet est-il singulier et créatif ?

La SCIC Openflexo propose une nouvelle façon de concevoir les rapports osmotiques entre développements de logiciels libres, innovation ouverte et valorisation des travaux de recherche.

En organisant la coopération au sein d’une structure frontière entre des acteurs du monde de la recherche et de l’entreprise, elle cherche à rapprocher les points de vue dans l’objectif d’améliorer les solutions et savoir-faire en commun.

Elle propose une voie alternative pour la valorisation, et met l’accent sur la collaboration entre acteurs et la mise en commun des expertises au service de l’intérêt collectif.

Quelle est la plus-value sociale du projet ?

Openflexo est un projet de plateforme collaborative qui vise à rapprocher différents acteurs de la recherche et de l’industrie pour mener des projets d’innovation ouverte, tirés par les usages et ancrés dans la science. L’entreprise s’inscrit dans une dynamique territoriale (grand ouest) déjà riche de compétences reconnues dans le domaine de l’Ingénierie Dirigée par les Modèles.

Son modèle de fonctionnement collaboratif et ouvert doit permettre de valoriser et de rendre disponible au plus grand nombre les résultats de recherche qu’elle contribue à faire émerger.
Elle adopte un modèle économique et une architecture de produits qui permettent à ses partenaires de disposer d’une base technique solide pour construire leur propre offre commerciale et/ou outiller leurs métiers ou leur recherche.

L’ensemble de ses productions logicielles sont considérées comme des Biens Communs Immatériels et sont, à ce titre, soumis à une licence libre. Cela autorise leur usage par une communauté élargie, bien au-delà du cercle des associés et partenaires de l’entreprise. En cela, Openflexo contribue à la diffusion de technologies innovantes produites en collaboration avec ses partenaires.

La stratégie technique mise en oeuvre favorise l’émergence chez les partenaires de services ou de produits innovants. Elle permet la construction de ces offres tout en protégeant la propriété intellectuelle de ses partenaires. Elle ne leur impose pas de distribuer leurs savoir-faire spécifiques sous licence libre.

L’entreprise se doit de maintenir un niveau de compétences élevé qu’elle met à disposition de la communauté de ses partenaires. Pour cela, elle met en œuvre une organisation qui garantit des emplois durables et de qualité. Elle s’attache à capitaliser sur les êtres humains qui la composent pour offrir à ses usagers une expertise à haute valeur ajoutée.

Quel est le potentiel de déploiement de cette initiative ?

Il nous semble que ce modèle d’innovation en partenariat "social" peut, si elle fait ses preuves, être répliquée dans de nombreux cas où le développement d’une expertise peut bénéficier de la mise en commun des points de vue d’acteurs variés.

Quel a été le facteur déclenchant de ce projet ?

Le projet Openflexo est issu d’une rencontre entre des acteurs de l’industrie, de la recherche et les créateurs du logiciel Openflexo. Réunis autour d’une première collaboration rendue informelle par « défaut », ils se sont confrontés à la difficulté d’établir les conditions partenariales nécessaires à l’innovation partagée en cycle court. Cela a débouché sur la volonté de mettre en œuvre un nouveau modèle d’entreprise qui se construise sur trois axes
stratégiques :
· la recherche et l’innovation en partenariat,
· la mise en commun des efforts pour la production,
· l’humain au cœur de la démarche et les valeurs d’une Économie Sociale et solidaire.

Quel est le modèle économique de ce projet ?

Les formes juridiques d’entreprise coopérative proposées par l’ESS sont particulièrement adaptées au support d’une activité partenariale. La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), par un multi sociétariat très ouvert, permet de rassembler une multitude d’acteurs d’origines diverses : personnes morales ou physiques, bénévoles ou salariés, associations, entreprises privées ou publiques, établissements d’enseignement ou de recherche, ... D’autre part, l’adoption d’un capital variable, symbole du principe de libre-association, autorise une reconfiguration de l’entreprise qui pourra donc s’adapter à l’évolution des intérêts de ses membres dans le temps. L’ensemble de la communauté d’intérêt peut ainsi participer à la gouvernance de l’entreprise, sans en être prisonnier : académiques, industriels, mais aussi utilisateurs, développeurs et bien sûr les salariés.

Par ailleurs, les valeurs de coopération, de liberté et d’ouverture prônée par les acteurs de l’ESS sont totalement en phase avec celles qui animent la communauté du Logiciel Libre. Il semble donc particulièrement adapté de confier à une entreprise de ce type la responsabilité du développement d’une plate-forme OpenSource.

Pour répondre aux défis que se sont fixés les coopérateurs en terme de recherche et
d’innovation ouverte, le choix s’est donc porté sur la forme SCIC pour créer un partenaire du "troisième type" : une coopérative à vocation d’animation et de transfert technologique. Les avantages attendus de cette organisation sont :
· une structure légère adaptée à la coopération,
· une simplification de la relation des académiques avec les industriels,
· une réduction des risques financiers pour les industriels,
· une dynamique de groupe,
· une coopération centrée sur une idée/un produit avec des acteurs ayant des buts
différents mais un intérêt commun,
· la création d’un nouveau type de métier intermédiaire entre recherche et industrie.

Cette nouvelle organisation propose un modèle de développement économique
complémentaire à la recherche de profit : la recherche de coopération.

Cette coopérative de transfert technologique doit rester de taille modeste afin d’assurer une organisation optimale pour la coopération. Elle opte pour un modèle de croissance qui favorise l’implication de la communauté des partenaires et usagers, ainsi que l’essaimage plutôt que l’accroissement non maîtrisé des moyens internes.

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